• Interview de Patrick Brocorens du 19 mai 2020, recueillis par Jean-Baptiste Godinot pour le collectif Respire.

     

  • Le pétrole est non-renouvelable à l’échelle humaine. Sa production est au départ nulle, puis augmente (c’est la phase que l’on vit depuis 150 ans), atteint un maximum appelé « pic pétrolier », enfin décline sous l’action de contraintes naturelles et humaines. C’est pourquoi on extraira du pétrole peut-être encore 150 ans, mais moins chaque année,

     

  • Pour avoir une visibilité sur la disponibilité future en pétrole, il est indispensable d’avoir accès à une bonne base de données de l’industrie pétrolière tenant compte des réserves prouvées et probables,  détaillées champ par champ. Le grand mérite de cette étude de The Shift Project est d’avoir acquis une licence d’accès – généralement très coûteuse

     

  • La pandémie de COVID-19 et la crise économique consécutive sont survenues dans un contexte énergétique particulier. Les extractions de pétrole conventionnel déclinent depuis la fin des années 2000 et le pétrole non-conventionnel qui avait permis de renouer avec un cycle de croissance économique après la crise de 2008 montrait ces dernières années des signes de

     

  • Les découvertes de pétrole et gaz conventionnels se montent à 12,2 milliards de barils équivalent pétrole (bep), le plus gros volume découvert depuis 2015, selon les estimations de Rystad Energy. Le taux de renouvellement des réserves remonte à environ 19% (1 baril conventionnel découvert pour 5 barils produits, toutes ressources confondues), en amélioration par rapport

     

  • Pendant l’été 2005, des millions d’américains eurent la surprise de découvrir à la TV une campagne de publicité inhabituelle sur le pétrole. Ils la retrouvèrent sur des panneaux géants le long des routes, et sur le net où un site fut créé pour l’occasion, willyoujoinus.com, incitant les visiteurs à donner leur opinion sur les principaux

     

  • Chaque automne, les experts en énergie épluchent une nouvelle édition du World Energy Outlook (WEO), la brique de l’évolution énergétique du monde publiée par l’Agence Internationale de l’Energie (IEA en anglais), le gardien énergétique de l’Occident. En 1998, ils allaient découvrir un document inédit [1]. Pour évaluer l’offre pétrolière, l’équipe de l’IEA avait chamboulé sa

     

  • Les hydrocarbures se sont formés à partir de restes d’êtres vivants, principalement d’origine végétale, phytoplancton dans les mers et les lacs, végétaux macroscopiques sur terre, qui ont été enfouis avec des sédiments puis se sont transformés avec le temps. La matière organique ainsi piégée représente généralement moins de 2% du poids sec des sédiments ; au-delà

     

  • En 1972 sortait le rapport dit du Club de Rome, réalisé par des chercheurs du Massachussets Institute of Technology (MIT) pour évaluer les conséquences d’une société en croissance sur une planète finie. Ce rapport intitulé « Les limites à la croissance » choqua le monde en prévoyant un arrêt de la croissance économique suivi d’un effondrement au

     

  • L’historique de l’évolution des découvertes de pétrole montre que les découvertes en conventionnel sont pratiquement insignifiantes sur terre (onshore) depuis le milieu des années 1980s et qu’elles se concentrent désormais en mer (offshore). En totalité, ces découvertes restent inférieures à la consommation annuelle depuis les années 1990s. Les pétroles de roche-mère (dits de schiste) sont