Pic d’offre ou de demande, le débat se poursuit.

Au tournant du nouveau millénaire, le plafonnement de la production conventionnelle de pétrole poussa à la hausse le cours du pétrole pendant 4 ans jusqu’à la crise des subprimes. L’impréparation de la société était totale, on commença à s’informer sur un possible pic de l’offre. Cependant, en 2010, l’intérêt diminua grâce au développement accéléré du pétrole de schiste américain, puis disparut totalement avec la chute des prix du pétrole en 2014. L’intérêt remonte à présent à cause de l’arrêt prochain de la croissance du pétrole de schiste américain, et du débat sur un possible pic de la demande. Alors, pic de l’offre ou pic de la demande ?     

Un pic de l’offre ?

Nous nous focaliserons dans cette partie sur les études françaises de pic de l’offre, car dès la fin des années 1990s, les français ont été à la pointe de l’étude du pic pétrolier, grâce à leur forte tradition industrielle pétrolière et leur vécu d’un pic de production sur leur territoire fin des années 1980s ; Jean-Marie Bourdaire (TOTAL, AIE) et Jean Laherrère (TOTAL) furent des acteurs clés dans les prévisions du pic pétrolier conventionnel mondial par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) dans le WEO1998, annonce qui, avec le recul, s’est trouvée vérifiée[1] ; les études françaises ont également eu des échos en Belgique.   

Le pic pétrolier a depuis 20 ans préoccupé le monde pétrolier français, comme l’illustrent les présentations de Pierre-René Bauquis[2] (TOTAL, IFP), de Denis Babusiaux[3] (IFP), et d’Yves Mathieu[4] (IFP) effectuées le 11 mai 2006, à l’occasion d’une conférence organisée par l’Association des Techniciens et Professionnels du Pétrole (AFTP), le Conseil Français de l’Energie (CFE) et l’Institut Français du Pétrole (IFP) sur le thème des pics pétrolier et gaziers, leurs enjeux et conséquences. Deux ans plus tard, le 26 février 2008, Pierre-René Bauquis était invité au Parlement fédéral belge[5], où il présente Les pics mondiaux de production du pétrole et du gaz et leurs impacts sur l’avenir des énergies, prévoyant un pic vers 2020 à environ 100 Mb/j, soit un point de vue similaire à celui du PDG de TOTAL, Thierry Desmaret. Le 21 novembre 2013, Bauquis revient en Belgique, au Parlement wallon cette fois, où il présente Les pétroles et gaz de roches mères. Quels impacts sur notre avenir énergétique ? dans le cadre de l’enquête publique du Parlement wallon sur le pic pétrolier[6]. Malgré le développement inattendu des pétroles de schiste, Bauquis réitère l’arrivée prochaine d’un pic de production, à peine retardé par le pétrole de schiste (2020-2030), mais suivi d’un déclin fortement atténué grâce à ces mêmes pétroles. Le 06 février 2019, lors d’une réunion ASPO France, il présente un scénario similaire, rappelant que sa vision d’un pic pétrolier à 100 mb/j vers 2020 était restée pratiquement inchangée depuis 1998[7]. Il participe également à la carte blanche, Le pic pétrolier, on y revient, publiée en Belgique le 02 juillet 2020 dans L’Echo par un collectif, principalement de personnes issues du secteur pétrolier, avertissant du retour d’un risque de pic pétrolier après 2025[8].

A côté de ce noyau historique de personnes issues du monde pétrolier français sont apparus de nouveaux acteurs. En décembre 2019, dans un article publié sur le site de l’IFP, L’industrie pétrolière peut-elle soutenir un monde qui consomme 105 millions de barils de pétrole par jour en 2025 ?[9], Marine Simoën (Chimie ParisTech), Pierre Hacquard (Equinor), et Emmanuel Hache (IFP Energies Nouvelles) avertissent du risque d’un potentiel ‘oil crunch’ à l’horizon 2025. Quelques mois plus tard, le 23 mars 2020, deux des trois auteurs, Simoën et Hacquart, publient une tribune sur le site de l’IRIS, Après le tsunami pétrolier, le choc ?[10], où ils soulignent que les effets de la pandémie (surabondance d’offre, chute brutale de la demande et des prix du baril) pourraient, à court-terme dissimuler, voire accentuer par chute des investissements, les risques qui pèsent sur l’approvisionnement pétrolier à moyen et long termes. Pour ces auteurs, une sortie possible à cette crise serait de transformer en profondeur un modèle globalisé insoutenable, mais un scénario plus probable serait que les prix bas du pétrole relancent l’économie et la consommation de pétrole conduisant à un risque d’approvisionnement insuffisant en pétrole. 

Dans une tribune publiée dans Les Echos le 19 février 2020 et intitulée Le risque de pénurie pétrolière doit être pris en compte dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie[11], Maxence Cordiez, ingénieur dans le secteur de l’énergie soutient également la possibilité de problèmes d’approvisionnement vers 2025. Le 4 mai 2020, il publie une réponse à l’appel à contribution de France Stratégie, Covid-19 : pour un « après » soutenable, intitulée La sobriété pétrolière doit être au cœur de la reprise post-coronavirus[12], où il estime que le risque de contraintes, potentiellement fortes et certainement durables sur l’approvisionnement pétrolier dans les années qui suivront la pandémie doit être au cœur des considérations sur lesquelles s’appuieront les stratégies de sortie de crise.

Mais l’une des études les plus récentes et détaillées sur un pic de l’offre est celle du Shift Project, Possible déclin de l’approvisionnement en pétrole de l’UE d’ici 2030 : la nouvelle étude du Shift sur le pic pétrolier, publiée le 23 juin 2020[13]. Pour avoir une visibilité sur la disponibilité future en pétrole, une base de données recensant champ par champ les réserves prouvées et probables évaluées par les opérateurs pétroliers est indispensable. Les bases de données publiques, telles que celles de BP (BP Statistical Review of World Energy) ou du département de l’énergie américain (EIA, Energy Information Administration), souvent utilisées comme référence car publiques et gratuites, n’obéissent pas à ces critères et sont donc inappropriées pour estimer la disponibilité future en pétrole. Le grand mérite de l’étude du Shift est d’avoir acquis une licence d’accès – généralement très coûteuse – à l’une des trois bases de données de référence mondiale, celle de Rystad Energy, largement utilisée par l’industrie et l’AIE (les deux autres bases de données étant celles de Wood Mackenzie et d’IHS). Grâce à des données pour la plupart inaccessibles dans le domaine public, The Shift Project a mené une analyse prudentielle du risque relatif à la pérennité des approvisionnements pétroliers futurs de l’Union européenne.

Sa conclusion est que des contraintes sévères sur la production mondiale de pétrole risquent de s’exercer sur l’UE au cours de la décennie 2020, et qu’elles semblent inexorables au-delà de 2030. Le profil de production mondiale de pétrole donné par Rystad, qui tient déjà compte de l’effet du coronavirus bien que publié quelques mois après le début des confinements (juin 2020), plafonne vers 2025, puis entre en déclin après 2035.

Un pic de la demande ?

Tous les scénarios présentés jusqu’à présent sont des pics de l’offre. Mais on trouve également des scénarios de pic de la demande, surtout en faveur dans le monde anglo-saxon. Ce concept de pic de la demande n’est pas sans fondement : les évolutions technologiques sont rapides, il y a urgence climatique, et le développement des pétroles de schiste a jusqu’à présent réussi a atténué les contraintes d’offre apparues au début des années 2000s. Dans un article de 2017, Un point sur les pétroles de gisements compacts, Pierre-René Bauquis et Denis Babusiaux, déjà mentionnés ci-dessus pour leurs études de pic d’offre, émettaient la possibilité que les développements des pétroles de schiste puissent retarder le pic d’offre jusqu’à ce qu’apparaisse un pic de la demande soutenu par des politiques et mesures climatiques[14]. Il est vrai qu’à peu près tous les scénarios actuels prévoient un pic ou plafonnement imminent de la demande, qui n’irait guère très au-delà des maximas d’avant Covid-19, soit environ 100 mb/j. DansBP energy outlook 2020[15], BP entrevoit une demande mondiale de pétrole durablement impactée par la crise du Covid-19, avec un scénario de référence « BAU » marqué par une remontée jusqu’à un niveau d’avant Covid-19, qui se maintient à environ 100 mb/j pendant 15-20 ans, puis décline après 2035 ; dans ses scénarios « Rapid » et « Net Zero », le pic a été atteint en 2019, et un déclin marqué commence à partir de 2025, le rythme de la baisse d’ici 2050 étant lié en partie à la rapidité d’électrification du transport routier et aux progrès d’efficacité énergétique.

Dans son rapport Energy Transition Outlook 2020, DNV GL prévoit un déclin soutenu de la demande pétrolière dès le retour des conditions de vie d’avant la pandémie, conduisant à une division par deux de la demande pétrolière à l’horizon 2050[16].

Dans le WEO 2020[17], l’AIE présente quatre scénarios : Stated Policies Scenario (STEPS), le scénario attendu de rebond de l’économie suite au contrôle de la pandémie en 2021, Delayed Recovery Scenario (DRS), avec contrôle de la pandémie en 2023, Sustainable Development Scenario (SDS) et Net Zero Emissions by 2050. Les deux premiers scénarios indiquent un rebond de la demande, qui mettrait respectivement 2 et 6 ans pour atteindre le niveau d’avant Covid-19, suivi d’une croissance adoucie, puis d’un plafonnement à 105 (STEPS) et 100 (DRS) mb/j peu après 2030, et qui durerait au moins jusqu’à la fin de l’horizon de l’étude (2040). Dans les deux autres scénarios, la demande ne récupère jamais ses niveaux d’avant Covid-19 et diminue rapidement au cours des années. L’AIE présente donc 4 scénarios de pic de la demande.

Rystad Energy a également rendu public (par exemple le 12 mars 2019[18]) des courbes de production globale semblables à celles qu’il a fournies pour l’étude du Shift Project. On y voit l’imminence d’un pic pétrolier, mais qui serait plutôt dû, selon Rystad, à la transition énergétique, donc à un pic de la demande. La publication de Rystad du 02 novembre 2020[19], comme celles du Shift, intègre les effets du coronavirus – pic avancé à 2028, niveau plus bas à 102 Mb/j, Rystad misant sur des engagements durables vers les véhicules électriques, le recyclage des plastiques, les changements comportementaux tels que le télétravail, et les alternatives et la décarbonation des pays du sud après 2030.

Alors, pic de l’offre ou pic de la demande ?

Si un plafonnement imminent de la demande pétrolière est envisageable et même nécessaire pour le climat, il n’est pas du tout certain qu’elle se produise dans les temps et avec l’ampleur désirée. Michel Lepetit (Shift Project) a en effet montré que le rythme de découplage de l’économie à la consommation de pétrole n’avait pas changé depuis les années 1980s, et que ces dernières années les prévisions de consommation de pétrole prévues par l’AIE dans ses scénarios climat et de référence avaient été systématiquement dépassées[20].

Pour Maxence Cordiez[21], « l’idée d’un déclin naturel de la demande de pétrole qui viendrait opportunément répondre au moins en partie aux enjeux climatiques et de réserves trouve un auditoire de plus en plus large. Il s’agit cependant d’une hypothèse largement prospective qui ne doit pas conduire à minorer les efforts à fournir pour réduire notre dépendance à l’or noir, avant d’y être contraint par l’épuisement des réserves accessibles à un coût « raisonnable ». Les discours sur l’arrivée opportune d’un pic de la demande ne seraient-ils donc pas également un moyen pour les compagnies pétrolières d’offrir une narration positive face à leur incapacité à renouveler leurs réserves ? » Dans le WEO2020, l’IEA confirme que les investisseurs considèrent avec de plus en plus de scepticisme les projets pétroliers et gaziers, notamment à cause des performances financières. Pour Cordiez, « la conséquence de cette contrainte est alors présentée comme le fruit d’une stratégie : il n’est plus besoin de renouveler les réserves, vu que la demande va diminuer. Cette approche est en outre favorable en termes de communication car elle renvoie l’image de compagnies responsables vis-à-vis du climat, tout en portant un message optimiste : les émissions de gaz à effet de serre baisseront naturellement sans effort particulier, du fait d’une demande pétrolière qui diminuera d’elle-même. »

Ainsi malgré les gros efforts de réductions de la demande anticipés par l’IEA et Rystad dans leurs scénarios, ces mêmes organismes lancent des avertissements sur l’offre. Le 09 décembre 2020, Rystad indique que les découvertes des dernières années sont insuffisantes pour satisfaire les besoins d’ici 2050[22]. Dans le WEO2018, l’AIE indique que « Le risque de resserrement de l’offre est particulièrement prégnant pour le pétrole. Ces trois dernières années, le nombre moyen de nouveaux projets approuvés de production de pétrole conventionnel ne représente que la moitié du volume nécessaire pour équilibrer le marché jusqu’en 2025, compte tenu des perspectives de demande du scénario « Nouvelles politiques ». Il est peu probable que le pétrole de schiste prenne le relais à lui seul. Nos projections prévoient déjà un doublement de l’offre de pétrole de schiste américain d’ici 2025, mais celle-ci devrait plus que tripler pour compenser le manque persistant de nouveaux projets classiques.»[23] La pandémie a entretemps modifié la donne, mais dans le WEO2020, l’AIE indique que pour son scénario de référence STEPS : “il n’est pas clair que ces investissements [en production] arriveront à temps, et s’ils se manifestent, d’où ils viendront. Le secteur des pétroles de gisement compact US a été le principal moteur de croissance de l’offre ces dernières années, mais il a été alimenté par le crédit facile, qui s’est à présent asséché. Pendant ce temps, les producteurs de pétrole conventionnel ressentent une pression énorme liée à l’effondrement des prix et des revenus. Sur le court terme, les stocks sont élevés et les marchés bien approvisionnés, mais les prévisions d’une offre ample et continue qui viserait à satisfaire le rebond de la demande prévue dans STEPS d’ici 2030 ne devraient pas être considérées comme acquises.” “Cela pourrait présager de nouveaux cycles de prix et des risques pour la sécurité énergétique”[24]. Qu’en sera-t-il si, dans le même temps, la demande ne ralentissait pas comme prévu ?

Clairement, deux dynamiques sont à l’œuvre, celle de la demande, où une part des contraintes futures fait appel à des paris sur la technologie et sur une volonté politique forte en faveur du climat, et celle de l’offre, où la poursuite du déclin du conventionnel et la fin du cycle de croissance du pétrole de schiste américain remet à l’avant-plan le risque de pic de l’offre. Une compagnie comme TOTAL est consciente de cette double contrainte – depuis 20 ans, ce sont des personnes de chez TOTAL qui alertent d’un pic de l’offre. Le 31 août 2020[25], Patrick Pouyanné, PDG de TOTAL, envisage toujours un pic pétrolier, vers 2030-2040 (sans préciser dans cette interview si c’est un pic de l’offre ou de la demande) et les scénarios de référence et climat du TOTAL Energy Outlook 2020 prévoient tous deux une production pétrolière en 2050 inférieure à l’actuelle[26]. TOTAL se prépare désormais activement à la sortie du pétrole. La société affirme qu’ « au cours de la prochaine décennie, les ventes de produits pétroliers du Groupe diminueront de près de 30 % », et elle se positionne massivement sur le renouvelable et le gaz naturel. Plus que des discours et scénarios annoncés, ce sont aujourd’hui les actes de tels groupes historiquement positionnés sur le pétrole qui montrent la profondeur du changement en train de s’opérer.

Enfin, les hésitations de Bauquis, de Rystad, et de l’AIE entre contraintes d’offre et de demande, montrent qu’il existe un troisième scénario possible, un scénario hybride où se succèdent des phases de contraintes sur l’offre et des phases de contraintes sur la demande, conduisant à une volatilité des prix et une potentielle instabilité économique qui n’est pas sans rappeler les scénarios de plateau ondulant qui étaient envisagées dans les publications des années 2000s. Dans le rapport d’enquête du Parlement wallon sur le pic pétrolier, Skrebowski et Kopits avaient supposé que le pic pétrolier surviendrait lorsque le coût de développement du baril marginal excèderait le prix que la demande peut supporter, en d’autres termes, lorsque le pétrole n’est pas assez cher pour soutenir l’offre, tout en étant trop cher pour que la demande se maintienne.

Conclusions

Ce qui semble partagé par tous les acteurs, c’est que la période 2025-2030 marque un tournant dans la production pétrolière mondiale. Ceux qui estiment un pic de l’offre probable observent la poursuite du déclin du conventionnel, la fin du cycle de croissance du pétrole de schiste américain, et la moindre qualité des alternatives pétrolières. Ceux qui estiment un pic de la demande probable parient sur une diffusion rapide d’alternatives technologiques et sur des politiques fortes en faveur du climat. Ces deux derniers facteurs n’ayant aucunement amélioré le rythme de découplage de l’économie à la consommation de pétrole au cours de ces dernières décennies, il est indispensable de prendre des mesures qui iraient bien au-delà du « business as usual », pour éviter l’écueil des contraintes sur l’offre et engager le monde sur les rails d’un scénario « climat ».

Références:

1. ^ P. Brocorens; WEO1998 – le rapport visionnaire de l’IEA; ASPO.be, 08 octobre 2019. Voir article.
2. ^ P. R. Bauquis; Quel avenir pour les hydrocarbures à l’approche des pics pétrolier et gazier?; Colloque « AFTP-IFP-CFE »; 11 mai 2006. Voir pdf.
3. ^ D. Babusiaux; Les prix du pétrole à long terme: références et modèles; Séminaire AEE – CFE, Le prix du pétrole, révélateur de la raréfaction des ressources, La pertinence des approches théoriques; 28 septembre 2006. Voir pdf.
4. ^ Y. Mathieu; Quelles réserves de pétrole et de gaz?; Colloque « AFTP-IFP-CFE »; 11 mai 2006. Voir pdf.
5. ^ Compte-rendu du parlement fédéral belge du 26 février 2008. Voir pdf.
6. ^ P. Brocorens, M. Wautelet, P. Serkine; Rapport d’enquête publique du Parlement wallon sur les liens entre l’économie et le pic pétrolier, et les implications pour la Wallonie; 2014. Voir pdf.
7. ^ P. R. Bauquis; L’Offshore pétrolier et gazier situation actuelle et perspectives; 06 février 2019. article.
8. ^ P. Brocorens et al; Le pic pétrolier, on y revient; Carte blanche parue dans l’Echo le 02 juillet 2020. pdf.
9. ^ Marine Simoën, Pierre Hacquard, Emmanuel Hache; Is the oil industry able to support a world that consumes 105 million barrels of oil per day in 2025?; Oil & Gas Science and Technology – Rev. IFP Energies nouvelles 74, 88 (2019). article. La version en français peut être lue sur le site de Jancovici. article.
10. ^ Marine Simoën, Pierre Hacquard; Après le tsunami pétrolier, le choc ?; Tribune Iris France, 23 mars 2020. article.
11. ^ M. Cordiez; Le risque de pénurie pétrolière doit être pris en compte dans la PPE.; Tribune dans Les Echos; 19 février 2020. pdf.
12. ^ M. Cordiez; La sobriété pétrolière doit être au coeur de la reprise post-coronavirus.; Réponse à l’appel à contribution de France Stratégie, Covid-19 : pour un « après » soutenable.; 04 mai 2020. pdf.
13. ^ L’Union Européenne risque de subir des contraintes fortes sur les approvisionnements pétroliers d’ici à 2030 – Une analyse de The Shift Project, juin 2020; aspo.be, 02 juillet 2020. article.
14. ^ D. Babusiaux, P. R. Bauquis; Un point sur les pétroles de gisements compacts; La revue de l’énergie, n°635; décembre 2017. pdf.
15. ^ BP Energy outlook 2020. pdf.
16. ^ DNV Energy transition outlook 2020. page.
17. ^ International Energy Agency, World Energy Outlook 2020. page.
18. ^ Rystad Energy; Oil majors are preparing for a greener future through shale.; Press release March 12, 2019. pdf.
19. ^ Rystad Energy; Covid-19 and energy transition will expedite peak oil demand to 2028 and cut level to 102 million bpd; Press release November 02 2020. pdf.
20. ^ M. Lepetit; Questionning the scenarios of the international energy agency; Global Warning for The Shift Project has analyzed the IEA WEO2017; November 2017 pdf.
21. ^ M. Cordiez; Pic de la demande de pétrole : mythe ou réalité ?; Tribune d’actualité sur Connaissancedesenergies.org; 09 octobre 2020. pdf.
22. ^ Rystad Energy; The world will not have enough oil to meet demand through 2050 unless exploration accelerates; Press release du 09 décembre 2020. pdf.
23. ^ International Energy Agency, World Energy Outlook 2018, p. 28. page.
24. ^ International Energy Agency, World Energy Outlook 2020, report extract, overview. article.
25. ^ ONS Digital Conference – Together Opening Video; 31 août 2020 video.
26. ^ Total, Le journal des actionnaires, JDA#64, automne 2020 pdf.

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